Intervention au Conseil Municipal du 5 octobre 2007.


Demandes adressées par courrier le 03/10/2007.


 

Rapport de la Cambre Régionale des Comptes.

 

Après lecture sélective par Mr. le Maire de ce rapport, j'ai fait remarquer qu'il avait omis entre autres de lire tout le paragraphe, haut de la page 8, encours des emprunts rapporté au nombre d'habitants. La CRC dit:"Ce chiffre de 2036€ par habitant sédentaire doit être corrigé pour tenir compte des résidences secondaires, et on obtient alors un ratio de 914 € par habitant". C'est ce que j'avais dit pendant la campagne électorale.

 

Ensuite je suis intervenu, d'abord à titre personnel et en deuxième partie, en lisant la mise au point de Jacques BRUNEAU destinée aux carnacois.

 


Intervention Daniel JOSSE au Conseil Municipal du 05/10/07.

 

Thème: Rapport de la Chambre Régionale des Comptes 2003/2005.

 

Monsieur le Maire,

 

J'ai dénoncé en son temps vos exagérations calomnieuses pendant la campagne électorale de 2004, noircissant le tableau de la gestion et de la situation financière de Carnac de nature à tromper l'opinion publique.

J'ai dénoncé en son temps le scandale de l'audit du cabinet Mazars qui ne donnait pas une image fidèle de la situation financière (ex.: épargne nette négative, dépassement de seuil tolérable…).

J'ai réclamé, à maintes reprises, sans succès,  la communication du rapport annuel d'analyse à fin 2004 du Trésorier Principal de Carnac et sa publication dans le magazine de Carnac et dans la presse locale.

J'ai contesté en son temps les analyses financières tronquées et les pourcentages truqués présentés par Mr. l'Adjoint au Finances et publiés dans la presse et le magazine de Carnac.

J'ai dénoncé aussi l'annonce mensongère du fameux "déjà 200000€ d'économies" devant payer 7 fois le coût de l'audit…

 

Que de combats pour tenter de rétablir la vérité! Tout ceci est détaillé sur mon site Internet http://d-josse-carnac.info . Je n'y reviendrai pas.

 

Aujourd'hui, c'est un  vrai soulagement. La Chambre Régionale des Comptes apporte officiellement un peu de sérénité et rend justice. Elle confirme ce que j'ai toujours dit.

 

Son rapport en effet permet de répondre aux deux questions fondamentales suivantes:

 

1) Quelle était la situation réelle à fin 2004?

 

Réponse: Elle était bonne et dans les normes.

 

2) En conséquence, implicitement, est-ce que l'Audit du cabinet Mazars était juste?

 

Réponse: L'audit de Mazars était partial et ne donnait pas une image fidèle de la situation.

C'est très clair.

 

Ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes rend caduque l'audit de MAZARS.

 

Comme l'ancien maire, Jacques Bruneau, vous avez eu la possibilité de vous expliquer auprès de la Chambre Régionale des Comptes, en cours de contrôle et après la publication du pré rapport. Il faut croire néanmoins que le rapport définitif ne vous convenait pas puisque vous avez réagi en date du 16/08/07 à la suite de sa communication. Vous vouliez que ces observations soient jointes au rapport pour pouvoir ensuite les utiliser.

 

Vos observations appellent de ma part plusieurs remarques:

1) Vous faites référence aux charges de fonctionnement entre 2000 et 2004 mais vous oubliez de dire qu'il y a eu entre autres un changement des règles comptables entre ces deux dates pour les travaux d'entretien de voiries et que d'autre part une subvention supplémentaire a dû être versée dès 2004 à l'office de tourisme, suite à la modification des statuts de la Communauté de Commune, comme le précise la CRC, page 13 de son rapport.

 

2) Vous vous placez en victime relativement à l'emprunt de 1 M€, prévu début 2004, intégré dans la renégociation de cette même année avec DEXIA, contracté avant votre élection et réalisé après. C'est un comble! Non. Ce n'est pas une opération faite en catimini, entre les deux tours des élections à des fins suspectes comme vous l'avez sous-entendu récemment, mais au contraire une opération devant permettre de payer dans les délais les investissements programmés susceptibles d'être réalisés avant le vote du budget primitif 2005. Dans les faits, et vous le savez, et la CRC le rappelle p.8, de son rapport, cet emprunt était à votre entière disposition sur le compte au Trésor Public de la Commune à fin 2004. Vous auriez donc pu, en fonction de la pause dans les investissements que vous avez décidée sitôt votre élection, soit  refuser le déblocage de ce prêt, soit demander son remboursement anticipé étant donné les excédents importants de trésorerie depuis cette date. Non! Monsieur le Maire, la commune n'est pas pénalisée par cette opération comme vous voulez le faire croire. Au contraire cette opération vous a permis de financer les investissements de 2005 (et 2006) sans emprunt comme le précise la CRC p.8, tout en conservant une trésorerie pléthorique en 2005 et 2006, trésorerie que là aussi vous avez essayé de nous dissimuler, tant c'était contradictoire avec le "bilan" que vous dépeigniez depuis la campagne électorale de 2004.

 

3) Vous vous référez ensuite à l'analyse du Trésorier Principal de Carnac en date du 25/05/2005. Mais vous vous cantonnez à commenter une lecture brute d'une grille de dépouillement d'analyse, en oubliant le commentaire "en deçà de la zone critique", à l'instar de ce que dit le rapport de la CRC, page 8.

 

4) Et puis surtout, je note que vous faîtes référence pour la première fois à l'analyse du TP de Carnac en date du 25/05/2005. Vous connaissiez donc le 25 Mai cette analyse du TP. Vous saviez donc qu'elle était aux antipodes de celle de Mazars (ratio de 13…au-delà du seuil tolérable…). Et vous nous l'avez cachée. Mais un mois plus tard, sans aucuns scrupules, vous avez largement divulgué celle de Mazars qui confirmait vos mensonges et calomnies de campagne électorale. C'est grave Monsieur le Maire.

 

Tout ceci est affligeant et la seule vérité qui vaille se résume ainsi:

 

1) Vous avez exagéré et calomnié pendant la campagne électorale de 2004.

 

2) L'Audit de Mazars était un audit de complaisance payé par la commune.

 

3) Vous avez "hérité" en fait, et ce rapport le confirme, d'une commune dont les fondamentaux étaient et sont restés bons sur la période.

 

 

En conclusion, je vous propose de lire en primeur une communication signée de l'ancien maire, Monsieur Jacques Bruneau, fortement calomnié par vous et à qui rend justice, enfin, officiellement la Chambre Régionale des Comptes. Communication destinée à tous les carnacois.

 

 

 

Communication de Jacques Bruneau lue lors du conseil municipal.

 

ENFIN LA VERITE !

 

LA SITUATION FINANCIERE DE CARNAC FIN 2004

SUITE AU CONTRÔLE DE  LA CHAMBRE  REGIONALE DES COMPTES DE BRETAGNE

 

 

 

       Le rapport d’audit qui suivit les dernières élections municipales, commandé par le  Maire Monsieur Michel GRALL,  faisait état d’une situation financière alarmiste à fin 2004. Il mettait  en cause la qualité de la gestion de la commune durant la période où vous m’en aviez confié la responsabilité. J’ai toujours contesté les conclusions de cette analyse.

 

       Récemment, la Chambre Régionale des comptes de Bretagne a publié un rapport sur la gestion financière de la commune de Carnac pour la période  2003-2005. Cette publication, présentée au Conseil municipal du 5 octobre 2007, vient confirmer mes propos ainsi que ceux des groupes d’opposition.

En effet, ce rapport contredit l’analyse (demandée par Monsieur Grall et financée par la commune 35000 euros) du cabinet d’audit privé MAZARS.  Il démontre que les chiffres publiés dans le bulletin municipal n°16 sont faux et, qu’en réalité, la situation financière était absolument saine à la fin de mon mandat.

On peut d'autant plus douter de la fiabilité du rapport d'audit du cabinet MAZARS et des personnes qui l'ont rédigé que, comme on a pu le lire dans la presse nationale, deux collaborateurs de ce cabinet ont fait l'objet d'une procédure judiciaire dans un autre département pour: je cite «  complicité de banqueroute, faux et usage de faux et diffusion  d'informations mensongères . »

 

 

       Les trois points en cause :

Rapport de l'audit privé comparé aux conclusions de la Chambre Régionale des Comptes :

 

 

       1° L’épargne nette (ou capacité d’autofinancement nette) aurait été négative de 2000 à 2004, sauf en 2003.

En réalité : l'épargne nette n'a jamais été négative mais positive de 2000 à 2004. Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes précise que « la capacité d'autofinancement est toujours positive et en augmentation sur les trois années 2003-2005 »

 

       2° Le niveau d’endettement aurait dépassé le seuil tolérable (13 ans) pour le remboursement de la dette.

En réalité: Le niveau d'endettement calculé en années de remboursement n'a jamais dépassé le seuil tolérable puisqu'il était à fin 2004 de 9 ans. Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes précise en effet: «  sur la période 2003-2005, la dette du budget principal exprimée en années d'autofinancement reste en deçà de 10 ans et loin du seuil critique de 15 ans laissant une marge de manoeuvre pour la collectivité... »

 

       3° L'effet ciseau: Les dépenses de fonctionnement auraient crû plus vite que les recettes de fonctionnement.

En réalité : les dépenses de fonctionnement restent inférieures aux recettes.

 

 

       En conclusion la Chambre  régionale des comptes nous dit :

 

« La situation financière de la ville ne présente aucune caractéristique d’alerte sur la période examinée. La commune a un potentiel fiscal important qui n’est d’ailleurs utilisé que pour la moitié. /…/ Globalement, sur la période 2003-2005 examinée, les ratios d’alerte élaborés par la direction de la comptabilité publique font apparaître une situation financière dans les normes. »

 

       Dès lors une seule question  se pose :

Pourquoi, dès son installation, la nouvelle municipalité a-t-elle financé un rapport d’audit présentant des conclusions négatives et erronées ?

 

A l’époque, l'analyse des comptes de la commune réalisée gratuitement par le Trésorier principal (non communiquée au conseil municipal) et aujourd’hui, celui de la Chambre Régionale des comptes font apparaître une situation financière saine au regard des règles de la comptabilité publique ?

 

       La réponse ne peut être que celle-ci : 

 

Le Maire avait utilisé, lors de sa campagne électorale, des arguments reposant sur des chiffres inexacts et sans fondement. Il a donc voulu les justifier par cet audit privé.

 

 

Aujourd’hui, la Chambre Régionale des comptes rétablit donc la vérité sur ma gestion de Carnac jusqu'à la fin 2004.

Les Carnacois se doivent de connaître cette vérité et se faire en toute neutralité leur opinion personnelle.

 

 

                                                                                     Jacques Bruneau

                                                                              Maire de Carnac de 2001 à 2004

 

Ps: Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes peut être consulté en Mairie.

 

 

 

 

MM. Le Maire et Adjoint aux finances ont commencé à polémiquer concernant mes participations aux CM… J'ai décidé alors de quitter la séance, en rappelant que le rapport disait clairement que la situation à fin 2004 était bonne et dans les normes contrairement à l'Audit de Mazars et que j'étais fatigué de leurs mensonges.

 

C'est ainsi que, je n'ai pas participé à la suite du CM.

 

 

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