Que penser de l'annonce faite en 2005: " Déjà 200 000€ d'économies!"

 

 

En bref…

 

 

Ce n'est pas déjà et ce ne sera jamais.

La réalité, au bout de la seule première année, est un supplément d'intérêts que la commune a dû payer de 65 786€ par rapport aux prévisions de Dexia.

Et sur les 20 ans nous prévoyons un surcoût supérieur à 700 000€ en euros courants.

Il n'y aura jamais d'économie, même en euros constants,  contrairement à ce qui a été dit par Mr. le Maire et son Adjoint aux finances. 

 

 

Dans le journal de Carnac N° 17 page 5.

 

 

 

Commentaires au fil du temps.

 

 

 

Bilan au bout d'un an de la renégociation "miraculeuse" de 2005 " déjà 200.000€ d'économies!" que je n'ai pas eu le droit de présenter au Conseil Municipal du 08/09/06. Mr. le Maire, en effet, a annulé en début de séance, l'autorisation qu'il m'avait donnée le 06/09/06. La vérité dérange

 

 

 

Intervention au conseil municipal du 27 janvier 2007 :

 

Renégociation de 2005. Déjà 200 000€ d'économies

 

 

Mr. le Maire et Mr. L'Adjoint aux Finances ont tenté fortement de me déstabiliser et de me décourager d'intervenir par tous les moyens, y compris la calomnie. En fait, le 8 septembre, pour un motif discutable de forme, Mr. le maire n'avait pas voulu que je présente mon analyse au bout d'un an de la renégociation de crédits malheureuse de 2005. Ce 27 janvier ils ont tout fait pour m'en empêcher encore. En définitive, j'ai présenté et commenté les transparents (voir ci dessous). Mais quel combat pour rétablir la vérité par rapport à ce qui a été une tromperie de l'opinion publique carnacoise: "Audit: Déjà 200 000€ d'économies"!

 

 

 

Transparents prévus pour le conseil municipal du 8 septembre 2006.

 

 

Commentaires sur les transparents

 

 

 

Plan de la présentation

 

 

 

 

2 639 000€ d'ancien crédit était à taux fixe 4,10%. Le reste à taux révisable, index simple. Dans le cadre de la renégociation, la durée a été environ doublée, avec annuités de remboursement progressives. Les nouveaux crédits ont été négociés à taux révisables, sans limite à la hausse, avec pour le plus gros 3 325 886€, un index complexe qui nous avait semblé dangereux dès le départ.

 

 

 

 

Pour rappel, les anciens crédits avaient été regroupés en deux nouveaux prêts de 3.325.886€.et 1.055.064€.

L'étude prévisionnelle de Dexia aboutissait à un supplément d'intérêts sur les 20 ans de 368.552€. Mais, après actualisation, ce supplément de 368.552€ devenait une économie au bout des 20 années de 200.754€, donc en euros constants prévisionnels, présentée abusivement par " déjà 200.000€ d'économies!".

 

 

 

 

Mais ces résultats ont été obtenus avec des hypothèses déjà dénoncées non crédibles, à savoir: des taux d'intérêt pour les 20 années très bas et irréalistes (2,45% et 2,38%), des taux d'actualisation (d'inflation) bizarres (pourquoi 2% pour un prêt et 3% pour un autre, si ce n'est pour pouvoir présenter l'opération comme "miraculeuse")

 

 

 

 

Dès la première année, les faits nous ramènent brutalement à la dure réalité: il a fallu payer bien plus cher que prévu: 4,21% au lieu de 2,45% et 3,27% au lieu de 2,38%. Rajoutons que l'inflation sur la période a été" de 1,90% ce qui veut dire que Dexia a eu tout faux pour cette première année, sur les € courants et sur les € constants.

 

 

 

 

En résumé: on nous avait dit "déjà 200 000€ d'économies!", en réalité, au bout d'un an le bilan est désastreux puisqu'il a fallu payer 65 786€ de plus que prévu.

Ce qui a conduit à une nouvelle renégociation en urgence en 2006 à un taux cette fois minimum de 3,98%, susceptible de varier à la hausse.

 

 

 

 

 

Et dès la première année une révision du surcoût prévisionnel en € courants de cette renégociation passe ainsi à 418.842€. Sur les 20 ans nous arriverons sans doute à bien plus que 700.000€ en euros courants. L'économie de 200 000€ annoncée comme déjà acquise n'aura jamais lieu.

Nous tenons compte dans ce bilan des intérêts que la commune aurait payé en plus sur les prêts à taux variables s'il n'y avait pas eu renégociation en 2005, soit 15 496€. Et le surcoût réel de la renégociation, par rapport aux prévisions,  pour la première année est de 65786-15496= 50.290€.

 

 

 

 

Que penser donc de l'annonce faite il y a un an par Mr. le Maire et son adjoint aux finances d'une économie, toute virtuelle, de 200 000€ suite à une renégociation d'une partie importante de la dette quand on constate qu'au bout de 11 mois cette opération a dû être dénoncée tant elle s'avérait désastreuse pour la commune?

Pourquoi avoir construit une présentation avec des hypothèses aussi irréalistes et non crédibles?

 

 

 

Pour le conseil municipal du 7 juillet 2006 :

 

Daniel JOSSE                                                                                                                                         Carnac le 04/07/06

25 Avenue du Palud

56340CARNAC

 

 

 

 

 

Objet: CM du 07/07/06                                                        Monsieur le MAIRE

 

                                                                                         56340 CARNAC

 

 

 

 

 

Monsieur le Maire,

 

 

Absent pour quelques jours, je ne pourrai pas participer à la prochaine réunion sus référencée et je vous prie de bien vouloir m'en excuser. Pour l'avenir je souhaiterais la diffusion du planning des réunions suffisamment tôt afin de pouvoir prendre mes dispositions.

 

Concernant votre décision 2006-41, je voudrais connaître les caractéristiques des emprunts refinancés. D'autre part, tout comme je m'étais montré très réservé sur le taux révisable OVERTEC choisi en 2005, je suis plutôt défavorable à la formule complexe retenue en 2006. Sur le principe je préfère les taux révisables purs ou les taux fixes. J'ai noté que la commission lié à ce refinancement 2006 s'élève à 7.140€.

 

Pour rester dans le domaine des refinancements de la dette, je vous demande de bien vouloir m'indiquer le bilan de la renégociation 2005, prorata temporis, par rapport à la simulation de DEXIA, contestée par moi en son temps.

 

Je vous demande aussi par la présente:

-                            La liasse complète du compte administratif 2005.

-                            L'analyse avec commentaires du Trésorier Principal pour les comptes de 2004 (nième fois) et pour ceux de 2005.

 

Je vous remercie,

et vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

 

 


Au conseil municipal du 16/12/05 interventions de Daniel JOSSE relative à la dernière renégociation de la dette.

 

" Dans le dernier journal de Carnac, chacun a pu lire : déjà 200.000€.d'économies.

Cette présentation est critiquable. La réalité est la suivante.

Le remboursement de 4.380.000€ de crédits restructurés a été fortement retardé. Il s'en suivra des frais financiers majorés. Avec une hypothèse basse de taux d'intérêt (2,38 et 2,45%) Dexia a calculé un surcoût de 368.000€ en euros courants. Une autre hypothèse plus réaliste et encore, de 3,50%, donnerait un surcoût supérieur à 700.000€.

On est donc très loin d'une économie, même en euros constants. Toutes les hypothèses (taux d'intérêt, taux d'inflation) en effet, peuvent être envisagées. Mais les faits peuvent être très cruels. Exemple, en avril, Dexia faisait une prévision à un taux d'intérêt de 2,45% sur 20 ans. Le prêt concerné, le 15 Décembre, en fonction de l'évolution de l'index, complexe, est à 3,95%. (J'avais en son temps parlé de gestion sportive, en voilà la preuve). Dans ces conditions, on voit bien qu'il est excessif d'affirmer déjà 200.000€ d'économies. "Ce n'est pas déjà et ce ne sera sans doute jamais."

 


Lu dans le Journal de Carnac N° 17, Automne 2005: " Audit : déjà 200.000€ d'économies"

 

Cette présentation est critiquable. La réalité est la suivante. Le remboursement des 4.380.000€ de crédits restructurés a été fortement retardé. En effet, les anciens crédits se terminaient entre 2010 et 2021. Alors que les nouveaux ont été contractés sur 20 ans et finiront en 2025. De plus les nouvelles annuités de remboursement sont progressives ( en capital 132000€ en 2006, 334000€ en 2025). Il s'en suivra des frais financiers inévitablement majorés. Avec une hypothèse pourtant  basse de taux d'intérêt ( 2,38 et 2,45%) DEXIA a calculé un surcoût de 368.000€. en euros courants. Mais les nouveaux crédits ont été contractés à taux variables sans plafonnement. Une hypothèse de calcul  pour les 20 ans à venir à 3,5 ou 4% aurait été plus réaliste. Et alors le surcoût  en euros courants (c'est-à-dire les euros qu'il faudra réellement payer au cours des 20 ans à venir) dépasserait les 700.000€.

Dans ces conditions, on voit bien qu'il est excessif d'affirmer :" Déjà 200.000€ d'économies ".

 

 

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